Chirurgie orthognathique et ortho-facialeEN

Ostéotomies
des mâchoires.

La chirurgie orthognathique cible les anomalies de position ou de dimension des mâchoires et du menton. Elle vise à repositionner les mâchoires pour des bénéfices fonctionnels et esthétiques, tels que la normalisation de l'occlusion dentaire et l'amélioration des proportions du visage. Elle intervient lorsque l'orthodontie seule ne suffit pas : décalage entre les mâchoires, menton reculé ou avancé, asymétrie, béance, sourire gingival, apnées du sommeil liées à une mandibule courte.

À qui s'adresse-t-elle ?

Quand l'orthodontie
seule ne suffit pas.

Vous êtes peut-être concerné si vous présentez :

  • Un décalage visible entre les mâchoires : mâchoire inférieure en retrait (classe II) ou en avant (classe III, « prognathisme »)

  • Un menton trop en arrière ou trop avancé

  • Une asymétrie du visage ou du menton

  • Une béance : les dents de devant ne se touchent pas

  • Un trouble de l'élocution ou de la mastication, une difficulté à fermer les lèvres au repos

  • Une gêne respiratoire, notamment la nuit : ronflements et apnées du sommeil chez un patient jeune avec mâchoire reculée

  • Un sourire gingival ou un excès de visibilité des dents au repos, un excès vertical du visage

  • Une mâchoire supérieure étroite chez l'adulte (palais étroit, occlusion croisée)

Les orthodontistes jouent un rôle essentiel dans le dépistage des dysharmonies maxillo-mandibulaires, généralement liées à une anomalie de croissance du squelette facial. Lorsqu'une prise en charge chirurgicale est envisagée, le traitement commence généralement par un bilan orthodontique complété d'un bilan chirurgical, afin d'établir ensemble un plan thérapeutique cohérent et personnalisé.

Les interventions

Six interventions,
une même planification.

Planification d'une ostéotomie : segments osseux repositionnés sur une reconstruction 3D
Ostéotomie mandibulaire (ostéotomie sagittale bilatérale)

Avancée ou repositionnement de la mâchoire inférieure. Incision intra-buccale, aucune cicatrice visible. Fixation par mini-plaques en titane.

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Ostéotomie maxillaire (Le Fort I)

Avancée, impaction (remontée), dépaction (abaissement) ou recentrage de la mâchoire supérieure. Corrige le sourire gingival, la béance, l'asymétrie.

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Ostéotomie bimaxillaire

Les deux mâchoires en une seule intervention (ostéotomie de Le Fort I associée à une ostéotomie sagittale de la mandibule), cas le plus fréquent pour les décalages importants, les asymétries, les béances avec mandibule en retrait et les excès verticaux du visage. L'avancée bimaxillaire est aussi le traitement chirurgical de référence des apnées obstructives du sommeil, avec un taux de succès supérieur à 85 %. Le maxillaire est repositionné en premier selon le premier splint, puis la mandibule vient s'articuler dessus selon le splint final ; une génioplastie est souvent associée dans le même temps. Durée d'environ 3 heures, 1 nuit d'hospitalisation (parfois 2), œdème plus marqué qu'une ostéotomie simple avec un pic à J3–J4, reprise du travail en 2 à 3 semaines. Répartir le mouvement sur les deux mâchoires donne un profil plus équilibré et un résultat plus durable ; les proportions sont harmonisées, l'identité du visage est préservée.

Génioplastie

Avancée, recul, remontée ou recentrage du menton par ostéotomie, seule ou associée.

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Distraction palatine (SARPE)

Élargissement de la mâchoire supérieure chez l'adolescent en fin de croissance et l'adulte : ostéotomie chirurgicale associée à un disjoncteur, activé progressivement après l'intervention.

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Chirurgie orthofaciale minimalement invasive

Dans certains cas, les ostéotomies des mâchoires peuvent être réalisées par une approche minimalement invasive : les mêmes déplacements osseux, avec des incisions plus courtes, un décollement des tissus limité au strict nécessaire et une fixation adaptée. L'objectif est de réduire le gonflement, la douleur et la durée de récupération, sans compromettre la précision ni la stabilité du résultat.

Ce qui change pour le patient : un gonflement nettement réduit, souvent visible dès J3 ; une récupération de la sensibilité plus rapide, car les nerfs sont moins exposés ; une reprise des activités sociales et du travail plus précoce ; une alimentation molle reprise plus tôt.

Ce qui ne change pas : la planification 3D et les splints chirurgicaux imprimés, le déplacement osseux planifié au dixième de millimètre, la fixation par mini-plaques en titane. L'approche minimalement invasive s'applique aux ostéotomies maxillaires, mandibulaires et aux génioplasties lorsque l'anatomie et l'amplitude du déplacement le permettent ; les grands déplacements, certaines asymétries et les reprises chirurgicales nécessitent l'exposition classique. L'indication est posée sur la planification 3D et discutée cas par cas en consultation. Les études publiées montrent une stabilité équivalente à l'approche classique, avec moins d'œdème et de douleur ; la durée de l'intervention est comparable, parfois légèrement plus longue en raison de la précision requise avec une exposition réduite.

Le parcours de traitement

De la première consultation
à la contention.

01

Consultation chirurgicale : examen clinique, explication des options et du déroulement. Un rapport est adressé à votre orthodontiste.

02

Préparation orthodontique (en moyenne 8 mois, très variable).

03

Rendez-vous de planification 3D, environ 2 semaines avant l'intervention.

04

Consultation d'anesthésie, programmée quelques semaines avant l'intervention ; certains examens complémentaires, comme une prise de sang ou un électrocardiogramme, peuvent être demandés par l'anesthésiste.

05

Intervention à l'Hôpital Erasme sous anesthésie générale, 1 à 4 heures selon le nombre d'ostéotomies.

06

Hospitalisation : 1 nuit ; hôpital de jour le plus souvent pour la distraction palatine.

07

Suivi : une fois par semaine pendant 4 semaines, puis à 6 mois et à 1 an.

08

Orthodontie de finition (6 mois à 1 an) puis contention.

Orthodontie avant chirurgie : une étape clé

Un traitement orthodontique préalable est indispensable avant toute chirurgie orthognathique. Il permet d'aligner les dents sur chaque arcade pour que la mâchoire soit repositionnée dans les meilleures conditions.

Il peut être réalisé par plaquettes (brackets) ou gouttières transparentes, selon les préférences et les indications cliniques. Il dure en moyenne 8 mois, avec de grandes variations d'un patient à l'autre. Dans certains cas, un protocole « surgery first » permet d'opérer d'abord.

Cette étape optimise la stabilité post-opératoire et réduit les risques de récidive.

Une poursuite du traitement orthodontique est généralement nécessaire après la chirurgie, afin de finaliser les ajustements et stabiliser durablement les résultats.

Planification 3D de la chirurgie

Chaque intervention est précédée d'une planification chirurgicale numérique en 3D, lors d'un rendez-vous dédié environ 2 semaines avant l'opération, à partir de :

  • CBCT osseux 3D du visage complet.

  • Empreinte optique : modèles 3D des dents.

  • Photos cliniques.

Ces données sont fusionnées dans le logiciel de planification IPS CaseDesigner®, où les ostéotomies et les déplacements sont simulés au dixième de millimètre. Des splints chirurgicaux (gouttières de repositionnement) sont ensuite imprimés en 3D pour chaque ostéotomie : ils permettent de reproduire en salle d'opération exactement ce qui a été planifié à l'ordinateur.

Cette planification précise permet de simuler les mouvements osseux et d'anticiper le résultat final, aussi bien fonctionnel qu'esthétique.

Comment se déroule l'intervention ?

Durée : entre 1 et 4 heures, sous anesthésie générale, selon le nombre d'ostéotomies.

  • Voie d'abord : incisions à l'intérieur de la bouche (pas de cicatrice visible)

  • Technique : ostéotomies réalisées avec un piézotome (ultrasons), pour plus de précision et de sécurité

  • Fixation : mini-plaques en titane

  • Contrôle per-opératoire : occlusion, symétrie, profil facial

Les patients sont généralement hospitalisés après l'intervention. Dans la majorité des cas, une hospitalisation d'une seule nuit suffit ; la distraction palatine se fait le plus souvent en hôpital de jour.

Le suivi se fait une fois par semaine pendant 4 semaines, puis à 6 mois et à 1 an. La reprise des activités quotidiennes est possible au bout d'environ deux semaines, en fonction de l'évolution post-opératoire.

La chirurgie orthognathique est une procédure sûre, réalisée à l'hôpital Erasme, dans un cadre spécialisé et parfaitement sécurisé. Tout est mis en œuvre pour garantir le confort des patients, avec un accompagnement attentif avant, pendant et après l'intervention.

Les risques

Rares, et expliqués
en consultation.

Tout acte chirurgical comporte des risques de complication, même conduit dans les meilleures conditions. Ils sont rares en chirurgie orthognathique et sont détaillés en consultation et dans le document de consentement remis avant l'intervention.

  • Engourdissement (hypoesthésie) : fréquent et attendu. Lèvre inférieure, menton et incisives inférieures après ostéotomie mandibulaire (le nerf alvéolaire inférieur traverse la zone opérée) ; lèvre supérieure, côté du nez, dents supérieures et palais après ostéotomie maxillaire. Récupération en quelques semaines à quelques mois ; déficit persistant rare (moins de 10 %). Plus rarement, atteinte du nerf lingual (sensibilité d'une moitié de la langue), également transitoire dans la grande majorité des cas.

  • Saignement : petits saignements les 24 premières heures, normaux. Une hémorragie importante pendant l'intervention est rare et nécessite exceptionnellement une transfusion.

  • Infection : rare. Abcès de la joue pouvant nécessiter un drainage ; sinusite après ostéotomie maxillaire, qui cède le plus souvent aux antibiotiques. Dans certains cas, l'infection impose le retrait des plaques.

  • Consolidation osseuse : un retard de consolidation (pseudarthrose) est exceptionnel ; il se traite par un blocage temporaire, parfois par une greffe osseuse. Une nécrose partielle du segment déplacé est très exceptionnelle.

  • Occlusion : après l'intervention, la relation entre les dents du haut et du bas peut être légèrement différente de celle planifiée, en raison de l'œdème ou des tractions musculaires. Des tractions élastiques, un complément orthodontique ou de légers meulages permettent de l'ajuster. Une récidive progressive à distance est rare et se traite par orthodontie ou, exceptionnellement, par une nouvelle intervention.

  • Dents : une racine peut être lésée lors de l'ostéotomie et nécessiter un traitement (dévitalisation, résection apicale).

  • Articulation temporo-mandibulaire : apparition ou aggravation d'un dysfonctionnement préexistant (claquements, douleurs), en général temporaire et traité par gouttière ou ajustement orthodontique.

  • Nerf facial : des cas de paralysie d'une moitié du visage ont été décrits lors d'ostéotomies mandibulaires ; cette complication est très exceptionnelle.

Dans certains cas, à distance de l'intervention, une chirurgie du nez ou du menton peut être proposée lorsque l'ostéotomie seule n'apporte pas l'amélioration esthétique attendue. Une prise en charge logopédique est parfois indiquée pour optimiser le résultat fonctionnel.

Guide post-opératoire

Les six premières
semaines.

Jour 0 – Jour 1 (hospitalisation)

  • Réveil avec le visage gonflé, le nez encombré et une bouche pâteuse : normal. Froid en continu sur les joues pendant les premières 48 heures, le gonflement dure environ deux semaines.

  • Antalgiques par perfusion puis par la bouche. Antibiotiques et corticoïdes pour limiter l'œdème.

  • Les mâchoires ne sont pas bloquées. Des élastiques légers sont souvent placés pour guider l'occlusion, mais pas systématiquement.

  • Lever dès le lendemain. Position mi-assise pour dormir.

  • Le lendemain matin, un chirurgien de l'équipe passe en chambre vérifier que tout va bien et rappeler les consignes avant le retour à domicile.

  • Alimentation : liquide, froide à tiède, à la cuillère ou au verre. Eau, bouillon, jus sans pulpe, yaourt à boire, compléments nutritionnels liquides (type Fortimel, Fresubin), smoothie lisse. Objectif : 1,5 L de liquide, et en moyenne 1 500 à 2 000 kcal et 80 à 100 g de protéines par jour dès J1. Rien qui nécessite de mâcher.

Jour 1 – Jour 7 (retour à domicile)

  • Pic du gonflement à J3–J4, puis décroissance. Ecchymoses possibles jusque dans le cou.

  • Froid jusqu'à J3.

  • Hygiène : brossage doux avec brosse chirurgicale, bain de bouche prescrit après chaque repas, spray nasal salin (ostéotomie maxillaire : ne pas se moucher pendant 3 semaines).

  • Engourdissement (hypoesthésie) de la lèvre inférieure et du menton (ostéotomie mandibulaire) ou de la lèvre supérieure et des joues (maxillaire) : attendu, récupère sur des semaines à des mois, parfois jusqu'à un an ; très rarement définitif.

  • Pas de tabac, pas d'alcool, pas d'aliments ni de boissons chauds.

  • Marche quotidienne. Pas de sport, pas de port de charges, pas de conduite tant que vous prenez des antalgiques forts.

  • Alimentation : liquide épaisse à semi-liquide, 5 à 6 petites prises par jour. Soupes mixées enrichies (crème, fromage, huile d'olive), purées lisses (pomme de terre, patate douce, carotte, avocat), compotes, flans, œufs brouillés très mous, porridge fin, yaourt grec, fromage blanc, smoothies protéinés (lait, banane, beurre de cacahuète, poudre de protéine). Une perte de 3 à 5 kg est habituelle et se rattrape.

Semaines 2 – 3 (J8 – J21)

  • Gonflement en nette diminution ; visage encore « rond ». Reprise des activités sociales, télétravail ou travail sédentaire possible dès la 2ᵉ semaine.

  • Les élastiques sont adaptés à chaque contrôle hebdomadaire.

  • Exercices d'ouverture buccale, 5 fois par jour : bouche entrouverte, placer deux doigts entre les incisives et ouvrir doucement jusqu'à la limite confortable, tenir 5 secondes, relâcher ; 10 répétitions. Ajouter des mouvements latéraux (droite, gauche) et de propulsion (mâchoire vers l'avant). Ne jamais forcer.

  • Exercices des lèvres, 5 fois par jour : alterner sourire large et bouche en « bisou », 10 fois. Ils accélèrent le retour de la mobilité et de la sensibilité.

  • Fourmillements et petites décharges électriques dans la zone engourdie : ce sont de bons signes, le nerf récupère.

  • Des séances de kinésithérapie maxillo-faciale peuvent être prescrites pour la rééducation de l'ouverture buccale et la résorption de l'œdème.

  • Reprise de l'orthodontie de finition entre la 3ᵉ et la 6ᵉ semaine.

  • Alimentation : molle, sans mastication réelle. Pâtes bien cuites, risotto, poisson vapeur émietté, viande hachée en sauce, omelette, légumes très cuits écrasés, pain de mie sans croûte trempé, gâteaux moelleux. Petites bouchées, à l'avant de la bouche.

Semaines 4 – 6 (J22 – J42)

  • Consolidation osseuse en cours. Sensibilité qui revient progressivement.

  • Reprise du sport sans contact à 6 semaines, ou à partir de 4–5 semaines uniquement si le gonflement a complètement disparu depuis au moins une semaine. Sports de contact et de ballon : pas avant 3 mois.

  • Alimentation : tendre, mastication douce. Poulet tendre, poisson, riz, légumes cuits, fruits mûrs, pain de mie. Éviter encore pain croustillant, viande rouge ferme, pommes crues, noix, chewing-gum.

Après 6 semaines

  • Alimentation normale progressive.

  • Œdème résiduel jusqu'à 3–6 mois, surtout le matin. Résultat esthétique définitif à 6–12 mois.

  • Retrait des plaques en titane : non nécessaire sauf gêne, infection ou demande du patient ; possible à partir de 6 mois.

Quand demander un contrôle

Un contrôle rapide est possible en cas de :

  • fièvre supérieure à 38,5 °C, gonflement qui augmente d'un côté après J5 ;

  • écoulement, mauvais goût persistant, plaque qui devient palpable ou sensible ;

  • modification de l'occlusion : dents qui ne se touchent plus comme au réveil de l'intervention ;

  • douleur importante non soulagée par le traitement ;

  • saignement nasal ou buccal abondant.

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Gonflement

Gonflement au niveau du visage pendant environ deux semaines.

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Poches de glace

Appliquer de la glace sur les joues pendant les premières 48 heures afin de contrôler le gonflement.

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Position mi-assise

Maintenir la tête en position surélevée à l’aide de plusieurs oreillers durant la nuit.

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Douleur

Une légère douleur ou gêne est courante. Elle est soulagée grâce des analgésiques prescrits.

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Hypoesthésie

Une diminution temporaire de la sensibilité peut survenir au niveau de la lèvre inférieure. Très rarement, cette diminution de la sensibilité peut être définitive.

Alimentation

Maintenir une alimentation liquide et froide durant la première semaine après l'intervention, suivie d’une alimention molle et tiède durant plusieurs semaines.

Points de suture

Les fils de sutures se résorbent habituellement en deux semaines.

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Hygiène buccale

Assurer un brossage doux des dents et l'utilisation du bain de bouche antiseptique prescrit.

Activité physique

Éviter les activités physiques intenses pendant plusieurs semaines, car cela augmente le risque de gonflement.

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Restrictions

Éviter de fumer, de boire de l'alcool et de consommer des aliments ou des boissons chauds.

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Kinésithérapie

Des séances de kinésithérapie et une rééducation de la mâchoire sont souvent recommandées pour une récupération optimale de l’ouverture buccale.

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Hospitalisation

Une hospitalisation d’une nuit est courante.

Arrêt de travail

Arrêt de travail ou d'une dispense scolaire d’environ 2 semaines.

Remboursement et coût

Prise en charge
par l'INAMI.

En Belgique, la chirurgie orthognathique est remboursée par l'INAMI lorsqu'elle répond à des critères fonctionnels (décalage squelettique mesuré, trouble de l'occlusion, apnées). L'intervention est réalisée à l'Hôpital Erasme au tarif conventionné en chambre commune ou à deux lits ; la chambre individuelle entraîne des suppléments, pris en charge par l'assurance hospitalisation.

À noter :

  • le distracteur palatin est un dispositif non remboursé par l'INAMI ;

  • la planification 3D et l'impression des guides chirurgicaux peuvent engendrer des coûts supplémentaires, remboursés par les assurances hospitalisation ;

  • le remboursement de l'orthodontie dépend du type et de la durée du traitement : à voir avec votre orthodontiste.

Un devis hospitalier détaillé vous est remis avant l'intervention.

Questions fréquentes

Les questions
les plus fréquentes.

Quel est l'âge idéal ?

À partir de la fin de la croissance : 16–17 ans pour les filles, 17–18 ans pour les garçons, vérifiée par radiographie. Il n'y a pas de limite supérieure ; des patients de 40 à 50 ans sont régulièrement opérés.

Combien de temps dure l'ensemble du traitement ?

En moyenne 8 mois d'orthodontie avant la chirurgie et 8 mois après, mais cela varie énormément d'un patient à l'autre. Le protocole « surgery first » raccourcit ce délai dans des indications sélectionnées.

Peut-on faire la chirurgie avec des aligneurs (Invisalign) plutôt que des bagues ?

Oui dans de nombreux cas, en accord avec l'orthodontiste. Des attaches temporaires sont placées pour les élastiques per- et post-opératoires.

Est-ce que c'est douloureux ?

Moins que ce que la plupart des patients imaginent : l'os est peu sensible et les nerfs sont engourdis. La gêne principale est le gonflement, l'obstruction nasale et l'alimentation liquide des premiers jours.

Les mâchoires sont-elles bloquées après l'opération ?

Non. Les mâchoires sont fixées par des mini-plaques en titane. Des élastiques légers guident souvent l'occlusion pendant quelques semaines ; ils peuvent être retirés pour manger et se brosser les dents.

Combien de temps dure l'hospitalisation ?

Une nuit. La distraction palatine se fait le plus souvent en hôpital de jour.

Quelle durée d'arrêt de travail ?

Deux semaines en moyenne, plus pour un travail physique.

Vais-je perdre du poids ?

3 à 5 kg en moyenne dans le premier mois. Une alimentation liquide enrichie en protéines et en calories limite cette perte.

Va-t-on voir les cicatrices ?

Non : toutes les incisions sont à l'intérieur de la bouche. La génioplastie se fait également par voie intra-buccale.

Quels sont les risques ?

Les complications sont rares. La plus fréquente est l'hypoesthésie (engourdissement) de la lèvre et du menton après ostéotomie mandibulaire, temporaire dans la grande majorité des cas et persistante dans moins de 10 %. Les autres sont l'infection sur plaque, le saignement, une récidive partielle ou la nécessité d'une retouche. Tout est détaillé en consultation et dans le document de consentement.

Le résultat est-il définitif ?

Oui pour la position des mâchoires, sous réserve du port de la contention orthodontique. Le vieillissement du visage se poursuit normalement.

Va-t-on changer mon visage ?

La chirurgie harmonise les proportions ; vous restez reconnaissable. Il est important de parler de vos attentes esthétiques lors de la consultation, pour que le plan de traitement en tienne compte.

Faut-il enlever les dents de sagesse avant ?

Les dents de sagesse inférieures sont retirées au moins 6 mois avant une ostéotomie mandibulaire. Les supérieures peuvent être retirées pendant l'ostéotomie maxillaire.

La chirurgie orthognathique traite-t-elle les apnées du sommeil ?

L'avancée bimaxillaire est le traitement chirurgical le plus efficace du syndrome d'apnées obstructives du sommeil chez le patient jeune intolérant à la CPAP, avec un taux de succès supérieur à 85 %.

Peut-on faire une génioplastie seule ?

Oui, lorsque seul le menton est en cause, sous anesthésie générale avec une nuit d'hospitalisation.

Combien ça coûte ?

Remboursé par l'INAMI sur critères fonctionnels. Le reste à charge en chambre commune à Erasme se limite aux tickets modérateurs et au matériel non remboursé (distracteur palatin, planification 3D et guides selon les cas), détaillés dans le devis hospitalier. La chambre individuelle entraîne des suppléments pris en charge par l'assurance hospitalisation.

Faut-il retirer les plaques ?

Non, sauf gêne, infection ou souhait du patient ; possible à partir de 6 mois. Elles sont compatibles avec l'IRM et ne sonnent pas aux portiques d'aéroport.

Consulter

Prendre rendez-vous.

Les consultations à Erasme sont exclusivement dédiées à la chirurgie orthognathique. Merci de venir avec la lettre de votre orthodontiste et vos radiographies récentes.

Erasme Medical Center, Route de Lennik 900, 1070 Anderlecht — 02 555 37 91 — cons.stomato.erasme@hubruxelles.be