Désinclusion et collage
de dent incluse.
La désinclusion et le collage de dent incluse est une intervention visant à traiter les dents qui n'ont pas émergé normalement à travers les gencives. Ce phénomène concerne souvent les canines, mais peut aussi affecter d'autres dents.

Désinclusion et collage de dent incluse.
La désinclusion et le collage d'une dent incluse sont effectués dans le cadre d'un traitement orthodontique pour guider la dent bloquée vers sa position correcte sur l'arcade dentaire, assurant ainsi une fonctionnalité et une esthétique optimales du sourire.
La canine supérieure est la dent le plus souvent concernée : elle est incluse chez environ 2 % de la population, le plus souvent du côté du palais. Le dépistage se fait vers 10–12 ans, quand la canine ne se palpe pas dans la gencive. Plus la désinclusion est faite tôt, plus la traction est rapide.
L'utilisation d'une imagerie tridimensionnelle est fréquemment requise pour une planification précise de la procédure. Cette technique offre une visualisation détaillée de la position de la dent incluse et de ses rapports avec les structures adjacentes, permettant ainsi de déterminer l'approche la plus adaptée pour sa désinclusion tout en réduisant au minimum les risques potentiels.
Selon la position de la dent et la complexité de son accès, différentes options d'anesthésie sont disponibles :
Anesthésie locale — engourdissement de la zone autour de la dent ; la douleur est absente, les sensations de pression et les bruits restent perçus. Retour à domicile immédiat.
Sédation — un sédatif léger administré par voie intraveineuse, associé à l'anesthésie locale : profondément détendu, somnolent, sans perception des bruits ni des pressions, tout en respirant seul. Réalisée en hôpital de jour à Molière, avec beaucoup moins de risques qu'une anesthésie générale ; sortie en fin d'après-midi, accompagné.
Anesthésie générale — absence totale de sensation et de conscience durant la procédure ; réservée aux dents profondément incluses ou à des situations particulières, en hôpital de jour à Molière.
Anesthésie locale
Incision de la gencive afin de la rabattre et d'exposer la dent et l'os
Retrait de l'os bloquant l'accès à la dent incluse
Mise en évidence de la dent incluse
Collage d'une chaînette de traction orthodontique
Suture à l'aide de fils résorbables, la chaînette ressortant à travers la gencive pour être reliée à l'appareil orthodontique
Durée : 30 à 45 minutes. Suivi orthodontique : il est nécessaire afin de débuter la traction de la dent, la guidant progressivement vers sa position correcte, en général dans les 2 à 3 semaines qui suivent. La traction dure de 6 à 18 mois selon la position initiale.
Bien que la désinclusion et le collage soient généralement sûrs, certaines complications très rares peuvent survenir :
Dommage aux dents voisines (résorption de la racine d'une incisive déjà fragilisée par la canine).
Infection postopératoire.
Décollement de la chaînette : le collage doit alors être refait lors d'une courte intervention.
Ankylose : la dent est soudée à l'os et ne bouge pas malgré la traction. Rare, plus fréquent chez l'adulte ; une alternative (extraction et remplacement) est alors discutée avec l'orthodontiste.
Jour par jour.
Jour 0
Un hématome au niveau de la gencive apparaît quelques heures après l'intervention et se résorbe au bout de quelques jours.
Froid sur la joue (cold pack ou poche de glace dans un linge), surtout efficace les premières 48 heures.
Antalgiques avant la fin de l'anesthésie. La prescription est enregistrée sur la carte d'identité et comprend habituellement un antibiotique, un anti-inflammatoire, un antalgique et un bain de bouche, en général trois fois par jour après les repas ; terminer la boîte d'antibiotiques.
Ne pas tirer sur la chaînette, ne pas toucher la zone avec la langue.
Ne pas fumer.
Dormir sur le dos, tête surélevée par deux oreillers.
Brossage doux dès ce soir en faisant attention aux fils, bain de bouche prescrit dès le premier soir, sans forcer.
Alimentation : molle et froide ou tiède. Yaourt, compote, smoothie, soupe tiède mixée, purée.
Jours 1–3
Gonflement maximal à J+1 et J+2, puis décroissance. Pour une canine palatine, la gêne se situe surtout au palais.
Alimentation : molle et tiède. Purée, œufs brouillés, poisson émietté, pâtes bien cuites, omelette, flan.
Jours 4–14
Douleur en nette baisse. Les fils se résorbent en deux semaines.
Éviter les activités physiques intenses pendant deux semaines.
Rendez-vous chez l'orthodontiste pour activer la traction.
Alimentation : normale mais tendre, en évitant les aliments collants qui pourraient accrocher la chaînette.
Quand demander un contrôle
Un contrôle rapide est possible sans rendez-vous en cas de : douleur importante qui augmente après J3 ; gonflement qui augmente après J3, fièvre supérieure à 38,5 °C ; chaînette qui se détache ; saignement abondant qui ne s'arrête pas après 30 minutes de compression.

Gonflement
Un hématome au niveau de la gencive apparait quelques heures après l’intervention et se résorbe au bout de quelques jours.

Poches de glace
L’application de poches de glace sur les joues surtout pendant les premières 48 heures permet de contrôler le gonflement.

Douleur
Une légère douleur ou gêne est courante. Elle est soulagée grâce des analgésiques prescrits.

Position mi-assise
Le maintient de la tête en position surélevée à l’aide de plusieurs oreillers durant la nuit aide à soulager les gènes et à contrôler l’hématome.

Points de suture
Les fils de sutures se résorbent habituellement en deux semaines.

Alimentation
Maintenir une alimentation molle et froide, ou tiède, durant les premiers jours qui suivent l’intervention smoothies, purées, pâtes…

Hygiène buccale
Assurer un brossage doux des dents, et l'utilisation douce du bain de bouche antiseptique prescrit dès le première soir suivant l’intervention.

Traitement
La prescription des médicaments est indiquée sur votre carte d'identité et comprend habituellement un antibiotique, un anti-inflammatoire, un antalgique, et un bain de bouche. Il est recommandé de prendre trois comprimés par jour de chaque médicament, idéalement après les repas. Il est nécessaire de terminer la boîte d'antibiotiques .

Activité physique
Il est recommandé d’éviter les activités physiques intenses pendant deux semaines, car cela augmente le risque de gonflement.

Restrictions
Éviter de fumer, de boire de l'alcool et de consommer des aliments ou des boissons chauds durant la semaine qui suit les extractions.
Les questions
les plus fréquentes.
À quel âge faire la désinclusion ?
Dès que l'orthodontiste a créé la place sur l'arcade, en général entre 11 et 14 ans. Chez l'adulte, l'intervention reste possible mais la traction est plus longue et le risque d'ankylose plus élevé.
Est-ce douloureux ?
Pas pendant l'intervention. Les suites sont comparables à celles d'une dent de sagesse, souvent plus légères.
Combien de temps la dent met-elle à descendre ?
De 6 à 18 mois de traction orthodontique selon la profondeur et l'orientation de la dent.
Que se passe-t-il si la chaînette se détache ?
Elle est recollée lors d'une courte intervention sous anesthésie locale. Cela arrive dans moins de 10 % des cas.
La dent peut-elle ne pas bouger ?
Rarement, en cas d'ankylose. L'orthodontiste et le chirurgien discutent alors d'une alternative : extraction et fermeture de l'espace, ou remplacement par un implant à la fin de la croissance.
La désinclusion est-elle remboursée ?
Oui, la désinclusion chirurgicale d'une dent incluse est remboursée par l'INAMI.
Prendre rendez-vous.
Hôpital Molière Longchamp, Rue Marconi 142, 1190 Forest — 02 432 81 90 — Stomato-ML@his-izz.be — anesthésie locale ou sédation en hôpital de jour
Cabinet Médico-Dentaire Les Bons Villers, Chaussée de Bruxelles 798, 6210 Frasnes-lez-Gosselies — 0493 98 00 73 — rdv@cmdlbv.be — anesthésie locale, le mercredi